Note importante :
La base de données est copyright <Document Libre>. Comme la Charte précise que tout référencement procède d'une démarche volontaire de l'auteur, nous ne sommes pas en mesure de permettre la réplique de la base de données pour un usage public.
Les licences
Tout auteur peut s'il le désire demander le référencement
d'un document qu'il a mis en ligne sur un site personnel , associatif,
institutionnel... La condition est que le document soit en rapport avec la
mission de <Document Libre> : le partage du savoir. Sauf raisons
particulières (par exemple documents en préparation ) les documents
sont destinés à
un usage public et gratuit.
Tout document doit être assorti d'une licence. qui doit figurer sur le document de sorte qu'elle apparaisse aussi
bien en version numérique que sur les documents imprimés.
Cette licence doit autoriser la copie et l'usage individuel aussi bien que collectif.
Conçue dans le cadre des usages universitaires en matière de
partage de ressources,
la Charte de <Document Libre> définit
un contexte à même de favoriser la diffusion du savoir tout en
conservant aux auteurs la plus grande part de leurs privilèges.
Elle constitue en matière de cession de droits la condition minimale
pour qu'un document puisse être référencé dans
notre base de données. L'auteur peut s'il le désire placer
son document sous cette Charte, l'assortir éventuellement d'autorisations
moins restrictives pour l'utilisateur, ou choisir une autre licence pourvu
qu'elle accorde aux utilisateurs des droits qui ne soient pas inférieurs.
Comment choisir une licence
Le choix de la licence est important, et ses dispositions doivent être
respectées scrupuleusement tant par l'auteur que par l'utilisateur.
Ces exigences auront d'autant plus de chances d'être satisfaites
que la licence reflétera les usages déjà largement répandus.
Or ces usages ne sont pas les mêmes selon les milieux (grand
public, scolaire, associatif...) et selon les types de documents (cours,
graphismes, logiciels et didacticiels..).
Ainsi par exemple, dans le milieu de l'enseignement secondaire et universitaire,
la reprise partielle de travaux de collègues se pratique (fort heureusement)
depuis toujours. Pour autant le "pompage intégral" n'est pas apprécié,
quant à la vente du travail d'un collègue, elle n'est même
pas pensable... Pourtant le réemploi et la vente d'un logiciel dont
on est pas l'auteur se pratique de manière tout à fait normale
et licite pour le plus grand profit collectif dans le cadre du
logiciel libre.
C'est dire qu'il ne peut y avoir de préconisation unique en matière
de licence. Ne perdons pas de vue que l'objectif essentiel de l'initiative
<Document Libre> est l'augmentation du nombre de documents libres de
droits sur Internet. Cet objectif ne pourrait être satisfait en voulant
contraindre les auteurs à des concessions qu'ils ne sont pas en mesure
d'accepter. C'est aussi la raison pour laquelle l'auteur garde en définitive
le choix de la licence qui lui convient.
C'est dans cet esprit que la
Charte du <Document Libre> a été
progressivement élaborée après de nombreux échanges
avec des auteurs. Elle est aussi l'une des rares licences qui soit ancrée dans la logique du droit
français.
On devrait en particulier avoir à l'esprit que recommander un produit
numérique à un « consommateur » s'apparente
à un contrat, même si celui-ci s'effectue à titre gratuit.
Or :

l'organisation qui produit l'objet du contrat est soumise àla loi française,

le document, et en particulier le document pédagogique, n'est pas une ressource comparable à du logiciel.
Le logiciel est censé être transmis entre informaticiens – professionnels
ou amateurs – des personnes à même de juger de l'objet du contrat.
De plus, s'il est mauvais, l'ordinateur fait la différence : il bogue.
Un document pédagogique par contre est transmis d'une personne compétente
à une personne en situation d'apprentissage, donc vulnérable
et à ce titre, protégée par la loi comme consommateur.
Par conséquent, les réserves de responsabilité que l'on
trouve en particulier dans les licences américaines sont incongrues.
En cas de doute, voir "
Les licences libres
et le droit français" de Cyril Rojinsky et Vincent Grynbaum.
Ceci a en particulier la conséquence suivante : chaque fois
que la licence adoptée par l'auteur mentionne une clause de non-responsabilité,
le webmestre devrait logiquement la répercuter dans la fiche
de description du document par la mention « sans garantie »,
ce qui, à tout prendre, n'est pas de nature à enthousiasmer
l'utilisateur...
Quelques licences courantes :
Il existe en réalité de nombreuses licences qui
ont été généralement créées pour
satisfaire au mieux les préoccupations de tel ou tel secteur d'activité.
Une "bonne licence", c'est d'abord une licence bien adaptée à
l'usage que l'on veut en faire.

La
licence GNU/GPLde la Free Software Foundation .Pensée et créée pour le logiciel, elle est très largement utilisée pour le
logiciel libre.

La
licence GNU/FDL de la Free Software
Foundation. Pensée et créée
pour la documentation associée au logiciel, elle est très largement
utilisée pour la documentation du logiciel libre, mais pas seulement.

La
licence "Creative Commons." C'est une licence à options
conçue pour un usage général. Une adaptation de cette
licence au contexte français a été faite de manière adéquate.

La
licence d'art libre. (LAL) Licence d'origine française
qui a fait l'objet d'une étude des plus sérieuses, elle est
voulue "compatible" avec les licences "libres" au sens de la Free Software
Foundation, et est très bien adaptée à la propagation
d'oeuvres d'art, donc en ce qui nous concerne, elle semble parfaitement convenir
aux documents graphiques.
Quelques points importants à surveiller
Parmi les points sur lesquels vous vous engagez, lorsque vous utilisez un
document sous une licence particulière, figurent les conditions selon
lesquelles vous pouvez éventuellement diffuser vous-mêmes à
votre tour des documents qui contiennent des éléments puisés
dans les premiers. Mis à part les produits commerciaux qui ne vous
laissent généralement aucun droit de ce genre, vous devez, pour
respecter les termes de la licence, céder votre oeuvre assortie de
la même licence, ou éventuellement d'une licence "compatible",
c'est à dire dont les droits cédés aux utilisateurs ne
soient pas inférieurs, et dont les autorisations soient similaires
en matière d'usage commercial.
La Cession de droits (concrétisée par la licence) est un contrat.
au sens juridique. S'agissant d'un organisme régi par la loi française
(c'est le cas de l'association <Document Libre>) qui s'adresse
à tout public, il est soumis aux dispositions de la loi Toubon qui
stipule que tout contrat avec un consommateur doit être rédigé
en français (ce n'est pas le cas d'un logiciel qui requiert une compétence
de niveau professionnel, car dans ce cas, la transaction - même à
titre gratuit - ne relève pas d'une fourniture à un consommateur)
. Il s'en suit que la licence produite doit être exprimée en
français. Cela ne pose bien évidemment pas de problèmes
avec la Charte de <Document Libre>, cela n'en posera pas non plus avec
la version française de Cresatve Commons. Pour les autres, vérifiez
que l'organisme à l'origine de la licence reconnaît la validité
de la version française que vous utilisez.
N'hésitez pas à vous faire conseiller, en entrant éventuellement
en contact par mél avec les correspondants des différentes
licences.